St Hilaire au Temple: un peu d'Histoire

Le plus vieux document relatant le nom de Saint Hilaire au Temple date de 1206. Il y est d’ailleurs inscrit le nom de SAINT ELER. Le nom de « SANCTO HYLARIS JUXTA TEMPLUM » apparait sur un document de 1237. Ces documents sont aux Archives Départementales.

la présence humaine

 

 

l'époque gauloise

 

 

 

la période romaine

 

 

la période mérovingienne

 

 

les Templiers

A St Hilaire, la présence humaine la plus ancienne peut être datée vers 3000 ans avant JC. La date est difficile à préciser car le matériel trouvé dans une tombe lors de la construction d'une grange est maintenant égaré.

 

L'époque gauloise est un peu plus riche. Un cimetière de 80 tombes a été exhumé au mont Gravonne. Il comportait 2 tombes à chars, de nombreux vases, des bracelets, des bagues. Tous ces objets dateraient de 400 ans avant JC. Ils sont conservés au musée de St Germain en Laye.

 

La période romaine est présente grâce aux fouilles d'un cimetière de 30 tombes datant de la fin du 4ème siècle. Une autre fouille, au mont Gravonne, a montré des traces datant du 2éme siècle.

 

La période mérovingienne est certifiée par une fouille au lieu-dit "Le Martrot". Quelques poteries et des boucles ont été trouvées sous une tonnelle en partie détruite.

 

Les Templiers ont créé la commanderie de  La Neuville au Temple entre 1129 et 1132. Toutes les Commanderies étaient des fermes qui servaient à collecter l'argent pour entretenir les Chevaliers. Celle de la Neuville était la seconde créée en Champagne (après Troyes) et l'une des plus importantes de la région. Elle se situait à Dampierre au Temple, entre le village et l'autoroute. La Commanderie était construite au sein d'une muraille, sur une surface de 75 hectares. Elle comprenait une chapelle dédiée à St Jean Baptiste, divers bâtiments agricoles, un colombier au milieu de la cour et un moulin construit en 1500 sur la Vesle.

Les donations ont rapidement suivi l'installation des Templiers. St Hilaire faisait entièrement partie de leurs  immenses biens répartis sur plus de 35 villages et villes des diocèses de Chalons et voisins. St Hilaire et Dampierre  sont "donnés" au Commandeur de la Neuville en 1189.


 

L'église de St Hilaire et la statue située dans le choeur datent de cette époque (XIIe siècle). La statue est classée "monument historique" depuis 1964, sur ordre du Ministre André Malraux.

 

L'abolition de l'ordre des Templiers par Philippe le Bel, en 1306, provoque le transfert des biens au profit des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem.

En 1793-1795, lors de sa vente comme bien national, la Neuville n'est qu'une exploitatation agricole morcelée.

(source Helène MAIGRET,bulletin archéoloquiue n°27-1999)

 

la révolution

 

 

 

 

le 19e siècle

 

 

Pendant la période révolutionnaire, il a été demandé aux communes portant un nom "religieux" de le retirer. Saint Hilaire au Temple devient "Hilaire-au- Temple" par décret du 25 Vendémiaire An 2 (16 Octobre 1793), puis Hilaire-sur-Vesle en 1794, et enfin Veslecour

 

L'école est construite en 1839. Elle deviendra la Poste en 1894 à la demande de Léon BOURGEOIS, député de la Marne.


 

Ci-contre : relevé cadastral de St Hilaire en 1839,

Source: Archives départementales de la Marne

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

1914-1918

La ligne SNCF Chalons-Mourmelon le Petit est réalisée en 1857, en 69 jours, sans engins mécaniques ! La ligne St Hilaire au Temple - Suippes et la gare sont construites en 1867. Le chemin de fer, la gare, réclament de la maintenance: la population de Saint Hilaire au Temple augmente singulièrement.

La nouvelle Mairie-Ecole est construite en 1879. Le choix de son emplacement a d'ailleurs provoqué la démission du Maire de l'époque !

 

La Grande Guerre 14-18: la gare est un lieu stratégique pour acheminer les combattants de toute la France vers les proches lignes de front. Un hopital militaire est construit à la gauche de la route de La Veuve, avec un cimetière Franco - Allemand (180 Français et 33 Allemands). Les corps seront ensuite regroupés  dans un cimetière à Suippes.



Durant toutes les guerres "récentes", depuis Napoléon jusqu'à l'Algérie, Saint Hilaire ne recense qu' un seul "Mort pour la France" : Jules Marcel BERNEL, né à St Hilaire  le 11 Novembre 1876, parti vers ses 20 ans, marié à Nancy en 1911, légionnaire porté disparu dans la Somme le 26 Avril 1918. Tout ceci explique peut-être l'absence de Monument aux Morts.

 

Ci-dessus: Inscription d'un combattant au repos,en 1916, sur le mur de l'Eglise. Les "Poilus" ont laissé ce type de signature sur bon nombre de murs en craie des églises, des fermes,...

2004

Le premier rail de la ligne LGV Est est posé à Saint Hilaire au Temple, le 19 octobre 2004, par le Ministre des Transports Gilles de Robien.